Plongeons dans notre patrimoine en trois temps : à la poursuite des chapiteaux de notre territoire, en mêlant équipements sportifs et textures et en faisant un bond dans le futur… !
Chapiteaux de Seine-Saint-Denis, Automne 2022
Par Delphine Queme
© Delphine Queme

La photographe Delphine Queme est allée arpenter notre territoire. Sa mission : dénicher ses chapiteaux.
Ainsi, elle livre une série photographique autour de 4 chapiteaux de Seine-Saint-Denis : l’Académie Fratellini et Raj’ganawak à Saint-Denis, l’Ecole Nationale des Arts du Cirque à Rosny-sous-Bois et le Chapiteau de la fontaine aux images à Clichy-sous-Bois. 
© Delphine Queme
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© Delphine Queme
Qui est Delphine Queme ?
Delphine Queme fait partie de la promotion issue du concours photographique Territoire(s) 2022. Sa patte ? « une forme de pureté, de minimalisme et d’harmonie dans la sobriété des formes. Une poésie du vide et de l’absence. Une poésie de l’espace où les figures humaines n’apparaissent presque jamais… »
© Delphine Queme
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© Delphine Queme
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© Delphine Queme
© Delphine Queme
© Delphine Queme
Et si le Stade de France devenait une ferme urbaine ?
Aïvi : c’est le nom de l’un des scénarios de court-métrage présenté par Kourtrajmé dans le cadre de Devenirs 2030 lancé il y a presque 3 ans, à la sortie d’une pandémie. Aïvi, c’est le travail de Samantha Balégant auteure, réalisatrice et de Pablo Georgieff paysagiste, architecte, co-fondateur de Coloco. Échanges croisés, deux ans plus tard, autour de ce scénario qui nous interpelle.
© Pablo Georgieff - Coloco
Arpenter. Deux ans après la présentation d’une première version de votre scénario, est-ce qu’aujourd’hui vous en feriez bouger quelques lignes ?
Samantha Balégant. Oui, je suis justement en train de le retravailler. J’imagine une comédie noire pour alléger et respirer car je crois que le dramatique ne permet pas de rentrer dans l’histoire. Je suis aussi en train de re-questionner la trame des personnages -Aïvi et Cyril-. J’aimerais davantage les ancrer à la Seine-Saint-Denis, qu’ils racontent leur attachement.
La fin aussi de ma première version est peut-être, avec deux ans de recul, un peu radicale et violente. Ce scénario est né dans l’urgence, très inspiré de la crise sanitaire qui a bousculé notre monde et nos façons de faire. Subitement, les supporters de foot ne pouvaient plus aller au stade, on a mis en place des jauges, il y a une urgence alimentaire et des circuits alternatifs qui se sont enclenchés. Mais il y a des éléments centraux au scénario qui ne bougent pas: une femme dans le rôle de la footballeuse prise en otage, le football comme prisme et le Stade de France, comme décor.

Pablo Georgieff, c’est vous qui avait imaginé à quoi ressemblerait le Stade de France, une fois le dernier match joué. Comment est-elle née ?
Pablo. Nous avons répondu à une commande, en cohorte, avec architectes, urbanistes, paysagistes… Nous voulions travailler avec des jeunes gens qui ont une vision et façon de raconter les choses qui n’est pas la nôtre. On voulait se mettre au service de Kourtrajmé. La proposition de Samantha a été une évidence. On a décidé de répondre par une grande image pleine de détails. Elle n’explique pas, mais elle montre les choses. Au moment de la seconde guerre mondiale, on cultivait des légumes dans la Cour carrée du Louvre. C’est un peu la même chose, on s’est projeté dans ce scénario, dans un monde de technologies, de low-tech… Parce que se préparer au désastre, ça fait partie de la sagesse. On vit le désastre créativement et on y survit.
Dans cet acte du 2 du scénario d’Aïvi, le travail de Pablo et cette vision du Stade de France transformé va évoluer ?
Samantha. J’aimerais qu’on rende cette image du Stade de France transformée plus immersive, que l’on puisse s’y plonger, l’arpenter.
Pablo. Et nous ajouterons certainement aux rôles des robots et de la high-tech, celui des communautés locales qui viennent cultiver et qui seraient évidemment parties prenantes d’un tel projet. Elles viendraient apporter leur savoir-faire ! C’est particulièrement évident en Seine-Saint-Denis où il existe une vraie culture du vivant.
Universal Love, triathlon de la mode éthique
Sophie Loubaton, septembre 2022
Cette série de 7 photos est le travail de la photographe Sophie Loubaton et porte un double objectif: valoriser à la fois le patrimoine sportif du territoire de la Seine-Saint-Denis et le travail d’élèves en écoles et formations de mode de la région Île-de-France dans la création de parures sportives upcyclées dans le cadre du Triathlon de la mode éthique, un défi lancé par Universal Love.
Cette commande photographique est portée par le In Seine-Saint-Denis, partenaire et soutient - tout comme le ministère de l'éducation nationale, l'ADEME, la Ville de Paris, le Campus Condorcet, l'ENSAAD – de ce concours.  
© Sophie Loubaton / La parure de Cassandre de Alliyah SY, Timo DUNN et Youn QUILLEROU-URIEN,
 à la piscine Raymond Mulinghausen
Quels équipements sportifs emblématiques de notre territoire pouvez-vous découvrir dans cette série ?
> La salle Boxing Beats d’Aubervilliers, qui est une ancienne usine de roulements à billes de la fin des années 1980.
> La Piscine Raymond-Mulinghausen aux Lilas : avec sa couleur jaune, ses hublots et son toit pivotant, cette piscine Tournesol aux vestiaires et douches d'origine est un équipement iconique des années 70 !   
> Le Rowling Club de l’Île-Saint-Denis:  ce club d'aviron est l'un des plus anciens en activité et possède un tank à ramer d'entraînement  à l'intérieur même du bâtiment.  
> Le Parc des sports Auguste Delaune de Saint-Denis (tribune, piste d'athlétisme, salle de tennis) : ce stade des plus modernes a été pensé comme l'ensemble du quartier qui l'entoure par l'architecte d'avant-garde André Lurçat.

©Sophie LOUBATON / Le collier Gorgerin de Narjesse TAHAR BERRABAH, Ambre FAILLECH et Tiphaine COLAS,
au Rowling Club

©Sophie LOUBATON /Guerrière de Eva POUPART, Eulalie LE MAIRE et Natalia DUFOUR, à la salle Boxing Beats
©Sophie LOUBATON /Guerrière de Eva POUPART, Eulalie LE MAIRE et Natalia DUFOUR, à la salle Boxing Beats
©Sophie LOUBATON / Aïcha DIAOUNE, Fanta DOUMBIA, Emélie MAITRE, Mila DESCHUYTENEER, Zoé VOUILLON, Cléa TARDY, Amélia DOWN, Blandine MERCIER, Lola BIRBAUD, Jade BOSSU, Loïs COSSON, Lara PELLERIN, Hélène FERT, Tania POP, Alice DELORME, Suzanne HUGUES, Jessy TOLEDANO et Mathilde ARNAUD, à la piscine Raymond Mulinghausen
©Sophie LOUBATON / Aïcha DIAOUNE, Fanta DOUMBIA, Emélie MAITRE, Mila DESCHUYTENEER, Zoé VOUILLON, Cléa TARDY, Amélia DOWN, Blandine MERCIER, Lola BIRBAUD, Jade BOSSU, Loïs COSSON, Lara PELLERIN, Hélène FERT, Tania POP, Alice DELORME, Suzanne HUGUES, Jessy TOLEDANO et Mathilde ARNAUD, à la piscine Raymond Mulinghausen
©Sophie LOUBATON / Estelle DUCROCQ, Margaux DURAND DE MONESTROL et Faustine MAURIERAS, au Parc des sports Auguste Delaune
©Sophie LOUBATON / Estelle DUCROCQ, Margaux DURAND DE MONESTROL et Faustine MAURIERAS, au Parc des sports Auguste Delaune
©Sophie LOUBATON / Alexian VOGEL, à la salle Boxing Beats
©Sophie LOUBATON / Alexian VOGEL, à la salle Boxing Beats
©Sophie LOUBATON / Violène OTTAVINO, Marine GROSBOIS et Doryane SAYER, au Parc des sports Auguste Delaune
©Sophie LOUBATON / Violène OTTAVINO, Marine GROSBOIS et Doryane SAYER, au Parc des sports Auguste Delaune
Design graphique: @Antje_Welde / Voiture 14
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